De nos bouches d’égout à l’Océan, il n’y a qu’une canalisation !

La prise de conscience collective de la situation environnementale semble de plus en plus réelle aujourd’hui, à grand renfort d’articles et de reportages sur un contexte environnemental très fortement dégradé par l’action de l’homme. Il faut dire que les sujets d’actualité ne manquent pas : l’Indonésie qui renvoie aux pays d’origine des containers entiers de déchets, un nouveau continent de déchets plastiques flottants au beau milieu de Pacifique, la découverte d’une vaste étendue de déchets immergés au large de la Corse, les remontées de déchets en tout genre par les filets de pêche qui s’accentuent… Le constat est indéniable : nos déchets sont absolument partout, y compris à l’endroit le plus profond de la terre, où une expédition américaine a récemment découvert la présence de petits déchets en très grande profondeur. Tout le monde s’accordera sur la nécessité d’y remédier en y mettant un terme le plus vite possible.

Agir efficacement pour l’océan à Talence : une vision politique avant tout

Oui, mais comment y remédier? A coup de millions pour développer des traitements accélérant la dégradation des déchets océaniques, largués par avion ? En soutenant les opérations de collecte des déchets à grande échelle par des navires spécialement conçus pour nettoyer nos océans ? Sans doute est-il impératif de soutenir de tels investissements pour rattraper tant de décennies d’immobilisme et d’attentisme face à la problématique majeure de nos déchets. Mais je reste persuadé d’une chose : l’environnement s’améliorera avant tout par l’addition d’actions individuelles isolées. La propreté de notre planète passe par chacune et chacun d’entre nous, à notre échelle.

Talence peut et se doit de relever ce défi environnemental à travers une politique dite « des petits pas » ambitieuse et volontariste, pour devenir un modèle à l’échelle nationale, voire européenne. Je souhaite ainsi débuter un acte politique bien plus écologique. Une politique qui doit être parfaitement transversale et s’insérer dans tous les projets de notre commune, toutes les décisions et tous les travaux. Mais une politique qui passe également par des projets simples, non moins efficaces pour protéger notre planète et en particulier ses mers et ses océans.

Les bouches d’égouts : seuls intermédiaires entre nos déchets et l’océan

C’est pourquoi j’ambitionne d’équiper à court terme notre commune talençaise de bouches d’égouts nouvelle génération, capables de filtrer et de récupérer les déchets quels qu’ils soient, et de séparer ce qui est valorisable de ce qui ne l’est pas dans le cadre de la filière du recyclage. Une initiative qui a un coût, certes, mais tout de même très raisonnable face à l’efficacité redoutable en matière de protection de l’environnement, afin d’éviter chaque année à des centaines de kilos de déchets de se retrouver dans l’environnement : notre environnement. En effet, il est indispensable de garder à l’esprit que les réseaux de collecte des eaux pluviales équipant les villes situées à proximité du littoral se déversent directement dans les eaux sans faire l’objet d’un traitement en station d’épuration. Le lien semble du coup évident avec une autre initiative que j’appelle de mes vœux à travers les plaques d’égouts : « Ici commence la mer (ou l’océan) ».

Ce système pourra peut-être partiellement financé grâce à la signature d’une convention Bordeaux Métropole, afin de valoriser les déchets recyclables. Il devra également être fait appel aux subventions publiques françaises et européennes disponibles sur le sujet. Une réflexion globale sur son financement qui permettra de réduire fortement son impact budgétaire, tout en permettant une action visible, concrète et immédiate sur notre environnement.

J’ai dessine ci-dessous un croquis grossier sur la possibilité éventuellement de mettre des filets récupérateur.

OU alors une idée en s’appuyant sur un système que la ville d’Amien a mise en place, c’est à dire une zone de décantation et un filtre permettant de conserver les déchets dans cette zone.

A plus grosse échelle, l’Australie a installer des récupérateurs

N’étant pas technicien, je ne fais que des suppositions et propositions, mais la réelle question sera le coût des ramassages et mise en place. Avec conviction, je pose le sujet sur la table.

La pédagogie indispensable en accompagnement du projet

Enfin, une telle initiative devra également s’accompagner d’une politique forte de sensibilisation de la population notamment par les agents de police municipale, puis dans un second temps de verbalisation des contrevenants surpris en flagrant délit de dépôt de déchets sur la voie publique, ou dans les égouts de la ville.

L’incivisme demeure l’ennemi parfait de notre planète, ne l’oublions pas…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *