Ma proposition concrète autour des bouches d’égout talençaises

L’environnement truste désormais régulièrement les sujets à la une de l’actualité. Entre un été historiquement chaud et sec, une fonte des glaces en accroissement permanent, des déchets plastiques omniprésents, les actions médiatiques de Greta Thunberg, les incendies de la forêt amazonienne. La prise de conscience est elle aussi probablement plus importante. Et pourtant, il y a tant à faire…et pas uniquement à l’échelle planétaire ou en pensant l’écologie comme une politique abstraite faite de grands principes et d’objectifs plus ou moins précis et ambitieux.

 

Ma volonté est bien d’agir à l’échelle locale, concrète, et à travers des projets très précis. Talence a son rôle à jouer à son niveau pour non seulement renforcer la pédagogie mais aussi lutter activement contre la pollution au plastique. Une pollution désastreuse de part son volume, mais également de part sa toxicité et son impact à très long terme sur l’environnement. Rappelons que depuis 1950 ce sont 8,3 milliards de tonnes de plastique qui ont été produites, dont 79 % soit 6,3 milliards ont terminé à l’état de déchet dans la nature. A tel point que des îles entières sont recouvertes de montagnes de déchets plastiques en Indonésie, tandis que les océans et nos campagnes se remplissent petit à petit.

 

Je vous ai fait un croquis ci-dessous afin de vous présenter l’idée complète.

C’est pourquoi, ma volonté est de garantir un filtrage optimal et efficient de ces déchets plastiques dès leur première source de dépôt dans la nature, à savoir les réseaux d’eaux pluviales qui sont la plupart du temps directement reliés à la Garonne. Autrement dit, de la bouche d’égout à la Garonne, il n’y a qu’une canalisation (voir mon article à ce sujet).

 

Mon projet s’appuie sur une innovation encore peu connue, à savoir les bouches d’égout à décantation. L’idée étant de filtrer les eaux pluviales de nos rues, places et autres voiries publiques, à l’aide d’un bac de décantation à taille réduite et d’un filtre amovible retenant directement le plastique avant même qu’il ne puisse rejoindre le réseau de la ville, et atterrir en pleine nature. Il s’agit en réalité d’une bouche d’égout traditionnelle en apparence, mais qui masque un espace de décantation, permettant aux plus gros déchets plastiques de tomber au fond. Tandis que le filtre amovible permet de retenir les plus petits déchets plastiques et ainsi éviter une quelconque pollution plastique. Toute l’eau collectée par le réseau d’évacuation des eaux pluviales garantit ainsi une absence de pollution au plastique afin de rejoindre l’environnement dans les meilleures conditions possibles.

Crédit photo


Et comme l’intérêt écologique se trouve masqué aux yeux du grand public, je souhaite compléter ce dispositif de bouche d’égout filtrante d’une plaque visuelle à visée pédagogique. Une plaque comportant le message très parlant : « L’océan commence ici », ou encore « Les premières gouttes de la Garonne s’écoulent ici ». L’intérêt étant très logiquement de faire comprendre aux passants et au grand public l’importance capitale d’une bonne qualité des eaux pluviales collectées par le réseau public.

Développé et mis en place dans d’autres communes françaises, ce type de bouche d’égoût a déjà montré une réelle efficacité dans l’amélioration de la qualité des eaux pluviales rejetées dans l’environnement, pour un coût de production, d’installation et de maintenance très maîtrisé.


Fidèle à un principe fondamental de la politique que j’appelle de mes vœux : pourquoi ne pas appliquer chez nous ce qui porte ses fruits ailleurs ?

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